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Réclamer EU 261 seul ou via une société : le comparatif

Réponse rapide

Analyse honnête des deux voies pour obtenir l'indemnisation EU 261 en France : DGAC + Médiateur Tourisme et Voyage seul, ou délégation à AirHelp, AirIndemnité, RetardVol. Coûts réels, délais, taux de succès.

Vérification d'éligibilité

Avez-vous droit à une indemnisation ?

Si les 5 conditions ci-dessous sont remplies, vous êtes très probablement éligible à une indemnisation au titre du règlement UE 261/2004.

  • Le vol est parti d'un aéroport de l'UE ou a atterri dans l'UE et était opéré par un transporteur de l'UE.
  • Le retard à l'arrivée a atteint 3 heures ou plus — ou bien le vol a été annulé ou vous avez essuyé un refus d'embarquement.
  • Vous disposiez d'une réservation confirmée et vous êtes présenté à l'enregistrement à l'heure.
  • La compagnie n'a pas annoncé l'annulation avec un préavis d'au moins 14 jours.
  • La cause n'était pas constituée par de réelles circonstances extraordinaires (météo extrême documentée, grève des contrôleurs aériens, etc.).
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Réclamer une indemnisation EU 261 seul ou via une société est un arbitrage entre deux voies : agir gratuitement soi-même auprès de la DGAC puis du Médiateur Tourisme et Voyage en gardant 100 % de la somme, ou déléguer à une société qui retient entre 29 % et 35 % de commission.

Votre vol a été retardé de 4 heures, vous avez droit à 400 € au titre du Règlement (CE) 261/2004, et vous vous demandez : faut-il réclamer soi-même via la DGAC puis le Médiateur Tourisme et Voyage, ou déléguer à AirHelp, AirIndemnité ou RetardVol et oublier (comment saisir le tribunal judiciaire).

Réponse honnête : les deux voies se défendent. Tout dépend de votre dossier, de votre temps et de votre tolérance au papier. Voici les chiffres réels.

Les deux voies en une phrase

Réclamer seul ne coûte rien et laisse 100 % de l’indemnisation, au prix de 2 à 4 heures de démarches, de 4 à 12 mois d’attente et d’un risque de saisine du juge de proximité. Déléguer à AirHelp, AirIndemnité ou RetardVol supprime l’effort et aboutit en 80 à 200 jours, mais retient 29 à 35 %, soit 72 à 210 € sur 250–600 €.

  • Réclamer seul : gratuit, vous gardez 100 % de l’indemnisation, mais investissez 2–4 heures de votre temps + 4–12 mois d’attente, avec un risque de saisine du juge de proximité.
  • Déléguer à une société (AirHelp, AirIndemnité, RetardVol) : aucun effort, délais similaires (80–200 jours), mais la société retient entre 29 % et 35 % de l’indemnisation (72–210 € sur 250–600 €) (indemnisation EU 261).

Le tableau comparatif qui suit reprend commissions, délais et couverture des trois principales sociétés actives en France, données vérifiées en mai 2026.

Le parcours quand on réclame seul en France

La voie personnelle comporte quatre étapes en France : réclamation interne à la compagnie, avec deux mois de délai légal ; saisine gratuite de la DGAC pour les vols au départ d’un aéroport français, 3 à 6 mois ; médiation gratuite du Médiateur Tourisme et Voyage, environ 90 jours, suivie par près de 70 % des compagnies adhérentes ; enfin le juge de proximité pour les montants inférieurs ou égaux à 5 000 €.

  1. Réclamation interne à la compagnie via son formulaire officiel. Délai légal de réponse : 2 mois.
  2. Si silence ou refus injustifié : saisine de la DGAC pour vols au départ d’un aéroport français. Enquête administrative gratuite. Délai : 3–6 mois. Pouvoir non contraignant mais utile comme preuve.
  3. Si toujours pas de paiement : Médiateur Tourisme et Voyage (MTV) — médiation gratuite, ~90 jours. Avis non contraignant mais respecté par ~70 % des compagnies adhérentes.
  4. Dernier recours : juge de proximité (procédure simplifiée pour montants ≤ 5 000 €, sans avocat obligatoire). Coût : tarif symbolique ou gratuit. Délai : 6–10 mois supplémentaires.

Taux de succès en médiation et au juge de proximité : ~70–85 % en faveur du passager quand la documentation est correcte, selon les rapports annuels MTV et les décisions publiées par les tribunaux d’instance.

La CJUE soutient cette tendance avec une jurisprudence très favorable : Sturgeon (C-402/07, 2009), Wallentin-Hermann (C-549/07, 2008) sur les pannes techniques, McDonagh (C-12/11, 2013) sur le devoir d’assistance.

Le parcours quand on délègue

Déléguer tient en quatre étapes : test d’éligibilité gratuit en trois minutes, signature du mandat en ligne, attente de 80 à 200 jours pendant que la société met en demeure puis saisit le tribunal à ses frais, et versement du solde une fois la compagnie payée, commission de 29 à 35 % déduite.

  1. Test d’éligibilité gratuit sur le site de la société (3 minutes).
  2. Signature du mandat en ligne. La société agit en votre nom.
  3. Attente de 80 à 200 jours. La société négocie, met en demeure, et si nécessaire saisit le tribunal avec ses propres avocats à ses frais.
  4. La compagnie paie → la société déduit sa commission → vous recevez le solde.

Aucun courrier, aucun appel, aucun procès de votre côté. En échange : 29–35 % de commission.

Les calculs avec des chiffres réels

Le tableau ci-dessous convertit les commissions en euros sur trois trajets. Paris–Marseille, 250 € : 250 € en réclamant seul contre 162 à 177 € en déléguant. Paris–Madrid, 400 € : 400 € contre 260 à 284 €. Paris–New York, 600 € : 600 € contre 390 à 426 €.

Trajet

Indemnisation

Réclamation seule

AirHelp (35 %)

AirIndemnité (29 %)

RetardVol (30 %)

Paris–Marseille

250 €

250 €

162 €

177 €

175 €

Paris–Madrid

400 €

400 €

260 €

284 €

280 €

Paris–New York

600 €

600 €

390 €

426 €

420 €

Sur les 250 €, l’écart entre 250 € et 162–177 € est conséquent. Sur les 600 €, vous économisez 174–210 € en réclamant seul — un week-end entier.

Quand réclamer seul est le bon choix

Réclamer seul est le bon choix avec une compagnie française ou de l’UE, un dossier complet — billet, carte d’embarquement, message officiel indiquant le motif, frais justifiés — et sans circonstance extraordinaire véritable : grève d’équipage propre, panne technique, manque de personnel ou correspondance manquée. Il faut 2 à 4 heures et de la patience sur 4 à 18 mois ; l’économie relative culmine sur les vols à 250–400 €.

  • Compagnie française ou de l’UE : Air France, Transavia, ASL, Vueling, Ryanair, EasyJet UK (au départ de France).
  • Documentation complète : billet, carte d’embarquement, message officiel de la compagnie avec motif, frais documentés (taxi, hôtel, repas).
  • Cas sans circonstance extraordinaire véritable : grève d’équipage propre (pas contrôleurs externes), panne technique, manque de personnel, correspondance manquée par retard du premier tronçon.
  • Vous avez du temps : 2–4 heures de papier + patience pour 4–18 mois.
  • Vol intra-UE ou intérieur (indemnisation 250–400 €) : c’est là que l’économie relative est maximale.

Quand déléguer est la bonne décision

Déléguer s’impose face à une compagnie non-UE difficile — Pegasus, Wizz Air UK, Norwegian Air Sweden, Turkish Airlines, Royal Air Maroc, LATAM —, sur un dossier complexe (correspondance manquée avec changement d’opérateur, surbooking, bagages perdus, relogement raté), quand la valeur du temps passé dépasse la commission, pour un vol vieux de trois ans ou plus, et pour une réclamation de groupe de quatre à neuf personnes.

  • Compagnie non-UE difficile : Pegasus, Wizz Air UK, Norwegian Air Sweden, Turkish Airlines, Royal Air Maroc, LATAM.
  • Dossier complexe : correspondance manquée avec changement d’opérateur, surbooking, bagages perdus, vol annulé avec relogement compliqué.
  • Votre temps vaut plus que l’économie : si vous gagnez 40 €/h et que vous allez investir 4 heures + 6 mois de suivi, l’équivalent économique de votre temps dépasse souvent la commission.
  • Vol de 3+ ans en arrière : la documentation est dure à reconstruire ; la société a des modèles et des accès aux compagnies que vous n’avez pas.
  • Réclamation de groupe (famille de 4–9 personnes) : l’app gère tout en un seul dossier.

Délai de prescription

La CJUE a confirmé dans Cuadrench Moré (C-139/11, 2013) que la prescription est fixée par chaque pays. En France : 5 ans à compter de la date du vol (art. 2224 Code civil). Ne traînez pas — la documentation se perd et les compagnies sont moins coopératives au fil du temps.

Conclusion honnête

Si votre dossier est de manuel et que vous avez du temps, réclamez seul : vous gardez 100 %. Si c’est complexe, international ou si l’économie relative est faible (indemnisation 600 € sur dossier difficile), déléguez. Le tableau ci-dessus contient les données exactes pour choisir. Pour une option de délégation avec couverture européenne et délais rapides, vous pouvez vérifier votre vol gratuitement avec AirHelp sans engagement.

Questions fréquentes

Deux questions reviennent : ce que retient une société de réclamation — 29 à 35 % de l’indemnisation, soit 72 à 210 € sur 250 à 600 € — et le parcours pour réclamer seul en France, qui va de la réclamation interne, avec deux mois de délai légal, à la DGAC, puis au Médiateur Tourisme et Voyage et enfin au juge de proximité.

Combien retient une société de réclamation comme AirHelp, AirIndemnité ou RetardVol ?

Ces sociétés retiennent généralement entre 29 % et 35 % de l’indemnisation, soit environ 72 à 210 € sur une somme de 250 à 600 €. En contrepartie, vous n’avez aucun courrier, aucun appel ni aucun procès à gérer, la société agissant en votre nom.

Quel est le parcours pour réclamer seul une indemnisation en France ?

Vous commencez par une réclamation interne auprès de la compagnie via son formulaire officiel, avec un délai légal de réponse de 2 mois. En cas de silence ou de refus injustifié, vous pouvez saisir la DGAC pour les vols au départ d’un aéroport français, puis le Médiateur Tourisme et Voyage, et enfin le juge de proximité pour les montants inférieurs ou égaux à 5 000 €, sans avocat obligatoire.